La Gouvernance Publique Responsable (GPR) : une alternative authentique et universelle pour des services publics et des institutions éthiques, humains et plus efficaces.
Dr. Stéphane Monney Mouandjo DG. CAFRAD Yaoundé Mai 2017
Les défis et perspectives de l’e-gouvernance en Afrique à l’heure de la poursuite des Objectifs de Développement Durable

Introduction 

Le développement des Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) a considérablement changé les habitudes et systèmes de fonctionnement des organisations. Grâce à ces outils, divers méthodes ont vu le jour les unes et les autres, toujours plus orientées vers la poursuite d’efficacité de célérité et de simplicité. Cette triple exigence, aujourd’hui reconnue à l’introduction des nouvelles technologies de la communication, s’est aussi matérialisée dans ce que l’on a appelé la gouvernance, voila pourquoi l’on s’accorde à parler de gouvernance électronique ou e-gouvernance.

La gouvernance électronique ou e-gouvernance est à ce titre, depuis quelques années, parut comme l’une des réponses idoines aux nombreux griefs jusque là fait aux administrations publiques et systèmes de gouvernance traditionnels, notamment de lourdeurs de leurs procédures, déficit de communications, illisibilité des mécanismes, cadres juridiques et réglementaires, difficile traçabilité et complexité de systèmes de suivi et évaluation. Différents exemples existent au niveau international et qui permettent désormais de considérer en effet que si l’introduction de l’électronique dans les systèmes de gouvernance aujourd’hui en cours au niveau international, il reste cependant que celle-ci ne constitue pas encore la panacée, même si par ailleurs, elle permet tout au moins d’améliorer considérablement la gouvernance publique d’une manière générale.

Mais en dépit de la reconnaissance des bienfaits de la gouvernance électronique, il reste cependant difficile d’affirmer que ces bienfaits sont universellement et uniformément distribués. Autrement dit, le développement de la gouvernance électronique varie d’un contexte à l’autre, d’un pays à un autre, d’un continent à un autre. Cela signifie, en réalité, que ce qui peut apparaitre comme un succès de la gouvernance électronique dans un contexte spécifique, peut bien n’avoir aucune signification ailleurs. Cela signifie en d’autres termes, qu’alors que dans une partie du monde, la gouvernance électronique fait partie intégrante de la culture dans une partie distincte, elle est encore méconnue, sinon du moins au stade de balbutiement. Tout cela traduit la conséquence de ce qui a été convenu d’appeler le fossé numérique dont les effets trouvent dans la gouvernance électronique un de ses terrains d’élection.

L’Afrique n’est pas étrangère dans cet état de fait. C’est un espace complexe où se rassemblent différents degrés de cultures électroniques et d’expériences d’administrations électroniques. En effet, autant on peut amorcer des débuts d’introduction d’un discours sur l’e-gouvernance, autant sur le même continent, cette tentative de résolution culturelle reste pour beaucoup une bien lointaine idée et ce, pour des raisons et motifs variés. Or, la plupart des pays africains, sinon tous, ont adhéré ou adhérent à la nécessité d’opérer cette mutation pour être en phase avec le monde contemporain. Mais cette adhésion de principe n’est pas toujours et nécessairement suivie de faits. C’est donc conscient de ces ambigüités, de ces complexités et en accord avec nos partenaires que le CAFRAD a pris l’initiative d’organiser, à Tanger, un séminaire à l’intention des responsables de l’administration publique sur les obstacles, les défis et perspectives de l’e-gouvernance en Afrique.

L’objectif étant de comprendre, les situations diverses et variées de l’électronique en Afrique afin d’esquisser une vision globale de cette mutation culturelle en matière de gouvernance, d’en mesurer les obstacles et défis actuels, puis de proposer des solutions aux fins de permettre aux Etats africains d’entrer de plein pied dans une culture moderne et nouvelle de la gouvernance.

L’intérêt d’une telle rencontre est double, elle permettrait d’une part, de partager les expériences entre les différentes administrations publiques africaines de même qu’elle favoriserait d’autre part, la mise en place d’une stratégie concertée et harmonisée d’une résolution à l’échelle continentale des différents problèmes auxquels sont confrontés les pays africains.

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CONTENU DU PROGRAMME

Au cours de ce séminaire, différents thèmes seront abordés et notamment:

  1. L’inégale répartition en Afrique de la culture de l’e-gouvernance ;
  2. Les facteurs explicatifs du faible usage des TIC dans les pays africains et le déficit d’implication des citoyens dans la construction d’une culture et de la pratique de l’e-gouvernance ;
  3. Les stratégies et mécanismes en vue de l’amélioration de l’accès aux TIC en Afrique ;
  4. La coopération interafricaine en matière d’e-gouvernance ;
  5. Le rôle des institutions internationales et intergouvernementales dans la définition et l’accompagnement des stratégies de diffusions e-gouvernance au niveau national et continental.

Publics cibles

  1. Hauts fonctionnaires en charge des TIC au sein des départements ministériels, des agences
               nationales en charge des TIC et les parties prenantes impliquées dans la planification, la
               gestion, le suivi et l'évaluation de la prestation des services gouvernementaux publics;
  2. Les représentants de la société civile impliqués dans le domaine des TIC;
  3. Les formateurs en matière de l'e-gouvernance (professeurs, chercheurs);
  4. Les fonctionnaires en charge de la formation dans le domaine des TIC et l'application des
               services sociaux des TIC.

 

Les participants seront invités à présenter les expériences de leurs pays respectifs, en indiquant les grandes réalisations dans le domaine de l'e-gouvernement, de l’innovation et de la modernisation des services publics et des institutions de l’Etat. Chaque pays peut être représenté par une délégation de deux, trois ou d’avantage de personnes.

Frais de participation

Un montant symbolique de 250 Euros (Deux cent cinquante Euros) ou 300 $ US (trois cents dollars) est demandé à chaque participant. Cette somme sert à couvrir, en partie, les coûts d’organisation du séminaire. Le paiement se fera au début des travaux. Par ailleurs, chaque participant (pays) prendra en charge sa participation, c'est-à-dire billet d’avion et frais de séjour à Tanger.

 

langue

Français et anglais

Résultats attendus

Il est prévu que le séminaire offre aux participants une meilleure connaissance des possibilités et des contraintes d’une e-gouvernance efficace, des solutions aux problèmes résultant de la faible utilisation des TIC et d’une médiocre prestation de service. Les participants travailleront sur des projets individuels ou de groupe, (correspondant à leurs réalités institutionnelles ou nationales) pour la mise en œuvre immédiate des acquis de retour dans leur pays respectifs.